La mariée était en… Papier !
J’ai rencontré, lors du grand pique-nique de Saint-Germain des Près, une mariée en papier. En cette saison des mariées, je n’ai pas été déçue par la littérature de cette robe, faite précisément en papier issu des mètres déchus de celui qui sert à envelopper les livres anciens de la bibliothèque nationale de France. Ainsi, mariage en papier rime quand même avec éternité.
Création Mireille Etienne-Brunel, 37 rue de Grenelle, 75007 Paris, www.etienne-brunel.com
Anne Fontaine ou la madame de Staël
Anne Fontaine est une charmante femme blonde et sincère de quarante ans, mais ce n’est pas la “Anne Fontaine” des chemises bien amidonnées (photo non contractuelle donc). Je l’ai connue il y a quelques années, alors qu’elle organisait chez elle un salon littéraire bien digne de la tradition, puisque les refileurs de manuscrits se refilaient l’adresse et les auteurs sans le sous venaient manger un bout. Ils n’avaient alors pas encore publié mais s’appelaient Florian Zeller, David Foenkinos ou Nicolas Rey, qui la surnommaient madame de Staël pour ne pas dire maman. Avant tout cela, elle était libraire dans le seizième arrondissement. (Lire la suite…)
00216 ? C’est aussi moi !
“00216″, c’est l’indicatif qui sert à composer des numéros de téléphone vers la Tunisie.
C’est aussi le nom qu’a choisi ce magazine tunisien où j’ai eu la surprise de me trouver dans le dossier spécial “Ces Tunisiennes qui comptent”, aux côtés, entre autres, de Claudia Cardinale, Janina Bey, Colette Fellous… Si ce n’est pas du communautaire positif ça !
Le Festival de Fès is opening night !
Article que j’ai publié dans le dernier Gazelle, où j’écris aussi des choses du genre : “Etre les relations publiques de ses parents”, “La France des réseaux Arabes”, “Au secours, mon mariage est annulé”, “Bienvenue chez les Tunes”, bref que du beau, que du vrai, que du neuf !
(Photo “La Graine et le Mulet”)
Profs in the City (la vérité sur l’IUFM)
IUFM Bienvenue ! © Profs Academy
L’IUFM, l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres, est un passage obligé pour tous ceux qui viennent de passer leur concours. Pendant un an, en même temps qu’ils assurent quelques cours, ils sont considérés comme « professeurs-stagiaires » et ont une à deux journées de formation pédagogique par semaine à l’Institut (ils maîtrisent le « savoir-savant » mais il leur manque l’aspect pratique des choses), ainsi que des séminaires, un tuteur dans l’établissement où ils sont affectés, des « visiteurs » qui viennent prendre des notes sur leur façon de faire classe et les corriger. Tout cela donnant lieu à la rédaction d’un mémoire et à différentes évaluations plus ou moins ludiques dont parfois celle d’un inspecteur (il se déplace d’office pour les agrégés, mais il faut que l’on doute vraiment d’un capétien pour qu’il l’honore de son jugement salomonique). L’IUFM est le grand système contre-productif de l’Education Nationale : seuls ses employés font mine d’en défendre l’intérêt et le débat sur sa réforme refonde leur légitimité. (Lire la suite…)
61ème Palme d’Or : Un cas d’école ! PS : je vends mes droits audiovisuels.
Après des débuts gouvernementaux difficiles, la revalorisation du métier de l’enseignant est enfin en marche(s)… “Entre les murs”, un film sur l’école, à l’école, de Laurent Cantet, avec un scénariste, acteur, professeur (François Bégaudeau) qui a aussi écrit un livre homonyme à l’école sur l’école (”Entre les murs”, aux éditions Verticales), a remporté la Palme d’Or…
Scénaristes de séries ou d’ailleurs, dépêchez-vous, les droits audiovisuels de Profs Academy n’ont pas encore été achetés !
En attendant, voici un extrait où j’explique pourquoi le professeur et l’école sont un bon filon de (docu-)fiction à la portée de tous :
MON PROF, CE HÉROS (Lire la suite…)
Le dernier combat d’Ariel Sharon : ce soir sur Arte
C’est un sujet difficile et tendu qu’a traité mon ami Michaël Prazan, un portrait de l’un des monstres du siècle, Ariel Sharon, dans un documentaire à la projection duquel j’ai assisté hier au Musée d’Art et d’Histoire Juive, projeté ce soir sur Arte dans un format inédit : une heure trente. Une multiplicité des points de vue et des personnalités interviewées donnent une grande richesse à ce qui devient une plongée dans cette histoire que nous connaissons tous dans les grandes lignes, mais que nous avons besoin encore et encore besoin de revoir. (Lire la suite…)
Mai du livre d’art : regarde comme il est beau mon livre !
Je viens d’assister à “La remise officielle des prix art et jeunesse du Mai du Livre d’Art 2008″ et, comme d’habitude, une fois l’annonce des prix passée, tout le monde s’est dirigé vers le cocktail, laissant le livre primé seul. La preuve ? Moi photographiée à côté cinq minutes après. Le pire en la matière reste la remise du Prix de Flore dont la densité avoisine celle de la population du centre de Tokyo. Absolument personne ne sait, à l’issue de la soirée, à qui au juste il a été décerné. Sauf éventuellement l’auteur s’il est resté conscient entretemps (trop chaud dedans). L’on se jette sur les dépêches en rentrant chez soi. Ce soir, Charlotte Rampling, la marraine de la soirée, a été “empêchée”. Mijo Thomas, la présidente du groupe Art du Syndicat National de l’Edition (SNL) a indiqué la moyenne du coût des livres présentés : 33 euros. Le livre qui a gagné coûtait évidemment plus que ça, 110 euros (j’ai pu le retourner dans tous les sens). Heureusement que les éditeurs lauréats gagnaient “Une tonne de papier” (pour savoir le nombre moyen de livre que ça fait, pesez un livre d’art également moyen et divisez 1000 kg par le poids de ce livre en ôtant une bonne marge pour la couverture si elle est fort cartonnée). Plus un chèque d’une valeur tenue secrète. (Lire la suite…)
I’m Croisette !
Pour couvrir en douceur les deux cheveux blancs que je me suis découverts sur la tempe gauche, bien cachés en-dessous de leurs confrères monochromes châtain foncé, j’ai découvert la solution idéale : me couvrir de cheveux blancs !
Vive Cannes qui, telle la rose de Ronsard, nous rappelle chaque printemps à la vieillesse éternelle.
Image non contractuelle…
Il fait beau en avril
Depuis que je suis allée à la réunion de Girl Power 3, une assemblée de Lysistratas parlant blog avec des filles de ELLE, je culpabilise d’espacer de plus en plus mes billets. Ce n’est pas faute d’événements de vie à raconter : j’ai écrit sous pseudonyme des carnets coquins pour des éditeurs italiens que j’ai commencés dans un café turinois. Je me suis inspirée de superbes photos en public sur mon Mac (i)Book que depuis j’ai noyé dans un verre d’eau. J’ai aussi appris que je présenterai une émission sur Demain TV et que j’écrirai dans un nouveau magazine qui s’appellerait Beau Magazine avec le rappeur Ménélik, si c’est pas de la polyvalence ça. J’ai continué à collaborer au magazine Gazelle, où l’article “Etre les relations publiques de ses parents” a été apprécié par Jack Lang qui apprécie tout. Je suis allée voir le Roi Lion avec petite Bianca et c’était joli les costumes. Le lancement du Festival de Fès des musiques sacrées du monde au Sénat et c’était joli les lustres et la musique vietnamienne. L’écoute du dernier album de Bruno Maman et c’était joli les paroles “Léa a pour seule maison le coeur de ses parents” et le lieu dont j’ai déjà parlé ici, la galerie Objet Sonore. Et j’ai remarqué que PPDA était de plus en plus maquillé comme un héros de péplum (trop foncé pour être naturel), surtout lorsqu’il interroge le Président qui est passé de “Ensemble, tout est possible” à “Ensemble c’est tout”. Voilà, en avril il fait joli.






