Puisqu’il faut sortir le dimanche (de jet-lag d’hiver)
Complètement jet-laguée par le décalage horaire dû au passage à l’heure d’hiver, et n’ayant pu importer assez tôt de la mélatonine, j’ai décidé de sortir ce dimanche. Quand les magasins sont fermés, on ose plus facilement coller son nez contre la vitrine. Et quand on colle son nez, on colle ses yeux qui peuvent lire plus loin que le prix. Par exemple : “Tee-shirt, 75 euros”. Quand le magasin est ouvert, on s’éloigne : un tee-shirt en coton que même José le garagiste il n’en voudrait pas pour sous sa blouse, à ce prix-là… Mais quand on peut voir sans être vu, on prend le temps de lire : “Tee-shirt en jersey à la teinte exacte du caviar de beluga royal de kaspia (je ne me souviens pas où mettre les majuscules), la couleur a fait l’objet d’une étude scientifique par spectro-colorimétrie” (c’est arrivé au 29 bis rue des Francs-Bourgeois). (Lire la suite…)
Prix Goncourt 2007 : The Famous Five !
Gilles Leroy écoutait “Alabama Song” tandis que Clara Dupont-Monod vivait la passion selon Juette sur le canapé rouge de Sabine Wespieser. Olivier Adam a prouvé que l’on n’était à l’abri de rien dans le rapport de Brodeck de Philippe Claudel. Ce week-end ils ont joué tous ensemble au Club des Cinq* dans une bibliothèque pas rose à Brive-la-Gaillarde.
Troisième et dernière sélection.
Clara Dupont-Monod est toujours là, et elle n’a toujours pas changé de coupe de cheveux.
* The Famous Five, titre original de Enid Blyton.
Mammouth party au champagne glaciaire !
“To celebrate the launch of the new champagne Nicolas Feuillatte”, ma copine Siam et moi nous sommes rendues à la grande galerie de l’évolution du Jardin des Plantes. Une fête dans ce lieu était chose assez inouïe pour que je n’en avertisse pas mon ami Tristan, grand scientifique devant l’Eternel, qui me fit une grande révélation : “les mammouths sont les derniers mammifères à avoir un clapet dans le cul. Cela veut dire au moins qu’ils n’étaient pas sodomites”. La fête fut à la hauteur du lieu, champagne à température de l’ère glaciaire, buffet à base de produits du commerce équitable avec de délicates boissons à la betterave signées OXFAM, danseurs Africains peints et plumés, jazz. (Lire la suite…)
Ce soir ou jamais (mais hier !)
Hier je suis allée sur le plateau de Taddéi. Je n’étais pas invitée de l’émission mais nous accompagnions, mon éditeur et moi-même, un psychiatre spécialisé en addictions qui s’appelle… Lejoyeux. Monsieur Lejoyeux, comme le petit livre pour enfants du même nom. Je devais par la même occasion rencontrer le rédacteur en chef de l’émission. Mais la réalité fut autre. Bien qu’ayant rencontré la personne en question, je fus kidnappée par un homme avec trop de casque sur la tête pour entendre mes cris, qui m’a posée sur une chaise. Il a recommencé à plusieurs reprises pour me changer d’endroit et d’angle. (Lire la suite…)
La rage dedans
Les jours de grève de la semaine dernière ne m’ont pas empêchée d’aller travailler puisque je travaille la plupart du temps à domicile. J’ai dû seulement renoncer au vernissage de la Fiac alors que je faisais partie des privilégiés à avoir reçu le collier-pass-all-access de ses trois lieux, qui sûrement se revend déjà collector sur Ebay (Ô temps…). Et aussi à la signature de Lalie Walker à la librairie “Page 189″. Mais j’ai eu une rage de dents terrible et mon attachée de presse m’a obligée à me rendre chez le dentiste (Lire la suite…)
La lettre de Guy Môquet : C’est mon dernier mot !
Ce matin, je me suis exprimée à ce sujet sur Radio Classique. Il fallait être absolument originale (c’est-à-dire désenvoûtée de l’oreille droite comme de l’oreille gauche) après tout ce qui a été dit sur le sujet.
J’avais en face (enfin, depuis chez lui par intervention téléphonique) Max Gallo, qui fait sa première rentrée officielle des Académiciens demain, ce qui le fait somatiser.
Si j’avais été chez Jean-Pierre Foucault sur “Qui veut gagner des millions” et qu’il m’avait demandé “Alors, Iman Bassalah, la lettre de Guy Môquet, c’est votre dernier mot ?” J’aurais répondu “Je peux appeler André Malraux ? On a le droit d’appeler les morts en ce moment non ? il y a des forfaits spéciaux je crois…”
André Malraux, il aurait soufflé tout ce qu’il faut dire, mais surtout cette phrase qu’il a glissée en 1937 dans l’Espoir : “L’héroïsme qui n’est que l’imitation de l’héroïsme ne sert à rien”.
Je connais bien “Qui veut gagner des millions” parce que j’ai participé une saison à la rédaction des questions de ce jeu. Seize rédacteurs très sérieux par émission, informations vérifiées, travail très absurdement drôle avec un peu de distance.
De la distance, toujours, mes chers compatriotes.
(Teaser) Les personnages de Profs Academy : Camilla
Moi, Camilla Balilla
Age : 30 ans
Concours visé : Capes de Lettres modernes
Principal atout : les phases « up » de ma cyclothimie
Principal inconvénient : l’instabilité
Je m’étais retrouvée tôt sur les sentiers de la gloire, édition, rédaction, communication… Avanti ! (Lire la suite…)
(Teaser) Les personnages de Profs Academy : Kaïna
Kaïna
Age : 32 ans
Concours visé : Agrégation d’éducation physique et sportive (si, ça existe)
Principal atout : son physique
Principal inconvénient : son immigration
Kaïna avait été ce que l’on appelle un succès de l’intégration. Septième fille d’une fratrie algérienne de onze enfants avec son lot de camés, de disloqués et d’incestueux, elle avait toujours été la première de sa classe. (Lire la suite…)
(Teaser) Les personnages de Profs Academy : David
David
Age : 31 ans
Concours visé : Agrégation de musique
Principal atout : la bonté d’âme
Principal inconvénient : TOC maniaque (seule limite à sa bonté d’âme)
David avait tout l’air d’un catho de droite et pourtant c’était un ashkénaze de gauche. (Lire la suite…)
